• Ma plume n'étant bonne qu'à déblatérer sur le sexe opposé, j'ai créé un petit répertoire finement dénommé "Touffes" pour recueillir le florilège de bon goût écrit sur les représentantes de la gent clitoridée.

    Julia, cette section est pour toi, et pas la peine de me pourrir sur MSN pour tenter de faire remonter l'aixoise dans mon estime ;)

    A part ça, je me suis fait virer de chez moi par un coloc angoissé à l'idée de se réveiller avec un flingue sur la tempe: il est pas super en règle avec l'administration libanaise, et il a moyennement apprécié le coup de la double perquisition à la maison (cf. http://www.blogg.org/blog-30414-date-2006-02-20-billet-295662.html ). Je m'excuse d'avoir un quotidien imprévisible, et d'attirer les surprises comme la merde attire les mouches.

    Je suis donc revenu à la case départ, au Foyer La Sagesse, et c'est que du bonheur: la mixité n'est pas le sport national, mais j'ai le plaisir de prendre le petit déj avec des Femmes. (La majuscule s'impose tellement j'en croise peu). De plus, ils viennent de s'offrir une connexion Wifi, tellement neuve qu'elle accepte les connexions P2P. A moi les derniers Lost et les derniers 24.

    L'inconvénient majeur du foyer est dans la phobie de l'étranger: impossible de ramener quoi que ce soit dans la chambre. Heureusement, le Brice (http://www.blogg.org/blog-30414-date-2006-01-26-billet-280680.html ) dont je suis voisin m'a très aimablement proposé son appart en cas de possibilité de poutrage. Je suis pure reconnaissance, Brice, t'es le meilleur, bien que tu sois une vraie pute d'avoir dit à tout le monde avec qui j'ai fricoté l'autre nuit. C'était la Saint Valentin, disons que j'avais besoin d'un peu d'amour...


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  • Philippe Muray est mort.

    Et tout le monde s'en bat la nouille.

    Un des plus grands penseurs de la post-modernité vient de disparaître, et ce dans l'indifférence générale.

    L'intelligence n'a décidément plus la cote: un génie est mort dans le silence le plus total, alors que la mort de Chantal Goya s'accompagnera de funérailles nationales.

    Epoque de baisés. Il y a quelque chose de pourri au royaume de la post-modernité.


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  • 'Ashoura et son jumeau en train de beugler

    Je suis un enfoiré de centriste.

    A mes yeux, la République compte avant tout.

    Son triptyque certes franc-maçonnique, « Liberté, Egalté, Fraternité » est ma transcendance, mon credo.

    Voilà le juste milieu aristotélicien, ou l'art de se faire des potes : la moindre rencontre politique faite à gauche me taxe de fascisme, tout comme la moindre rencontre politique faite à droite me taxe de gauchisme.

     

    Bref, tout le monde m'adore.

     

    J'ai même eu droit ce soir à un procès en racisme, dans la mesure où je défendais la validité universelle de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 dans une soirée où le débat politique a transformé l'Arrak circulant dans mon sang en un discours enflammé pour la défense de la beauté de la construction idéologique de la Vème République, qui passe inévitablement par une louange du Général de Gaulle.

     

    L'universalisme n'est pas une bataille facile.

     

    Il suffit aujourd'hui de tenter de réfuter l'inanité du relativisme culturel pour se faire taxer d'ethnocentrisme : affirmer qu'un vers de Voltaire vaut mieux qu'un couscous est dorénavant suspect d'un racisme d'autant plus inacceptable que la pensée unique est au multiculturalisme.

     

    Dieu sait que six mois au Liban auront suffit à me convaincre que le multiculturalisme est un concept prôné par de fieffés menteurs qui ne sont jamais sortis du XVIème arrondissement de Paris.

     

     Vivons la différence, vivons la guerre civile.

     

    « Armez-vous les uns les autres », Cheikh M.G.D

    Heureusement que ce n'est qu'un blog, sinon je partirais dans ces longues dissertes qu'affectionne Sciences Po, et qui passeraient par la justification de concepts « inacceptables » comme le Nepad.

     Le droit d'ingérence ne se justifie-t-il pas par un ras-le-bol de la connerie ?

     Paix sur la Terre aux Hommes de bonne volonté...

    .


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  • Un pote libanais, qui édite une revue locale sur la crise de l'identité française, m'a demandé mon point de vue après "l'intifada des banlieues".

    Pas grand chose à voir avec Biroute, mais j'ai plus rien de bien intéressant à raconter.

    Pistes de réflexion sur la crise de l'identité française.

     

    Parler d'une « crise » de l'identité française est désormais une lapalissade révélée par l'embrasement des banlieues.

    Pourtant, contrairement au message véhiculé par des médias qui, au nom de la sensation, ont tenté de faire passer Clichy-sous-Bois et comparses pour de nouveaux Baghdad, ces évènements ne sont pas le révélateur d'une faillite de la République, mais au contraire celui des conséquences dramatiques lorsque les principes républicains sont travestis. La crise de l'identité française était autrement perceptible dès le premier tour du scrutin présidentiel de 2002, dans lequel le vote extrémiste, de droite ou de gauche, avoisinait les 40%. De même, le rejet, en 2005, du projet de constitution européenne par 55% des suffrages est autrement plus inquiétant que les exactions d'une poignée de crapules encapuchonnées.

    Pour comprendre ce raisonnement, il convient de revenir sur la nature de l'identité française moderne, qui prend certes ses racines dans la Déclaration des Droits de 1789, mais dont la genèse ne se fera vraiment que sous la IIIe République et son considérable effort de scolarisation.

    Avant toute chose, rappelons le dilemme de Lamartine en 1848 : acteur majeur d'une Révolution qui voit l'avènement de la IIe République, il est toutefois consterné par l'optimisme de camarades révolutionnaires qui instaurent le suffrage universel masculin. Il pressent déjà qu'il est inconcevable de conférer le droit de vote à des masses ignorantes ne sachant ni lire ni écrire, car il réalise que le premier démagogue venu pourra emporter l'adhésion de la majorité. Ce que Napoléon III se fit un plaisir de faire avant de restaurer un Empire qu' il s'offrira même le luxe de bénir de l'onction populaire.

    Ce rôle capital d'instruction de la masse ne se fera que sous la IIIe République, grâce au zèle de ces désormais fameux « hussards noirs ».

    Ce bref rappel historique n'a d'autre but que de rappeler le caractère consubstantiel de l'éducation à la pérennité de la démocratie républicaine.

    Car si l'identité française est en crise, c'est que la République a progressivement renoncé à sa mission d'instruction populaire. Lorsque l' « Education Nationale » remplace l' « Instruction Publique », le principe est déjà travesti : « le vice entre dans la Cité avec la corruption des mots » (Platon). Si ce changement sémantique intervient en 1932, c'est 1968 et son psychodrame qui font passer le vice de forme au vice de fond : au nom de l'égalité, l'école devient progressivement un lieu d'éducation, et non plus d'instruction. Depuis cette date, l'évolution des manuels scolaires est celle d'un appauvrissement indéniable, dans le but de casser un savoir considéré comme réactionnaire, bourgeois, et maintenant ethnocentrique. Nos grands parents ont appris la langue avec Balzac, nos contemporains l'apprennent avec Titeuf et le style télégraphique, dont la présence même dans les manuels actuels est une insulte faite à l'intelligence. De plus, l'Etat confère plus aux personnels scolaires un rôle d'assistants sociaux que de professeurs, la démission et les lacunes des familles jouant aussi un rôle notable.

    Ce qui, au nom de l'égalité, donne une situation tout à fait contraire aux effets recherchés. Ainsi, aujourd'hui, la culture s'acquiert moins dans les écoles que dans les familles. D'où les inégalités criantes entre des élèves dont la meilleure chance d'instruction est le substrat culturel familial. Il faut ajouter à cela la scandaleuse démagogie du relativisme culturel, dont la saillie de Jack Lang reste la meilleure incarnation : « un graffiti vaut une symphonie de Mozart ».

    Ce n'est pas l'intégration républicaine, dont l'école est le moteur, qui est à blâmer, mais les politiques qui ont travesti son essence. Si l'identité française est en crise, c'est parce que son principe actif, l'école, a été abandonné ces trente dernières années, qui ont vu de surcroît le développement d'un urbanisme ghettoïsant, favorisant de facto le multiculturalisme plutôt que l'intégration. Ce qui est une deuxième trahison des principes républicains. Il est donc inexact de parler de crise actuelle de l'identité française, car elle est abandonnée depuis plus de trente ans. La trahison des Clercs de Benda paraît, sous cette lumière, comme un procès fait à une trahison minime, alors que les élites françaises ont maintenant vendu la République à la démagogie égalitaire.

     

    Voilà mon bon Hussein, je suis super rapide sur l'urbanisme, mais ça joue un rôle très important aussi, dans la mesure où il tend à condamner la mixité sociale. Je te laisse le soin de peaufiner ces réflexions vite faites à la cafète, faut encore que je me tape une fiche de lecture.

    Heureusement y'a de bonnes mesures comme le CV anonyme (bonne solution pour une France dont l'extrême droite est plus xénophobe que raciste, nuance de taille), le plan Borloo pour le logement (on casse les barres HLM pour les remplacer par des pavillons), ou encore la refonte de la carte scolaire (on arrête de concentrer tous les élèves à problème dans des bahuts de merde), etc..


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  • La tendance générale française est à la culpabilité néo coloniale, et quelques affreux à l'humour fleurant bon l'antisémitisme voudraient même faire payer la France sous prétexte qu'elle a pratiqué l'esclavage, bien qu'elle l'ait aboli il y a plus d'un siècle et demi.

    Je propose d'indemniser aussi les Vendéens copieusement massacrés après la révolution de 1792, ainsi que tous les descendants des Templiers massacrés par Philippe le Bel, voire même les descendants des Maures victimes du raciste Charles Martel à Poitiers, tant qu'on y est.

    Bref.

    Ici, l'esclavage moderne est une réalité, et il ne fait pas bon être basané. Soudanais, Philippins ou Sri Lankais, le marché est énorme. Une famille sur cinq possède un "Dooby", du nom de l'elfe de maison dans Harry Potter.

    La dooby coûte 1000 dollars à l'achat, des agences spécialisées affichent même les "Soldes" sur la devanture. Il va sans dire que ce pognon est pour l'agence, pas pour la victime qui, une fois arrivée, est payée 100 dollars par mois. Le "jour de congé" se passe à la maison, et de toute façon son passeport est confisqué dès l'arrivée. Faire le ménage, faire la bouffe et faire plaisir à Monsieur est son quotidien: une sur trois est maltraitée ou violée (faut dire aussi que la sri lankaise a un petit cul).

    Une amie black s'est d'ailleurs faite tabasser dans la rue, sans que personne ne lève le petit doigt, par un sympathique libanais qui pensait avoir affaire à une Dooby. Manque de pot, elle était française, et le scandale n'est né que de sa nationalité.

    Mon coloc, qui bosse chez Renault, a eu le malheur de faire une réflexion sur la qualité du ménage effectué par une dooby. Le lendemain, elle avait le bras cassé, "tombée dans l'escalier" bien sûr.

    Les thuriféraires de l'anti-France feraient bien de regarder un peu comment ça se passe ailleurs, avant de critiquer à bon compte un pays qui, plus j'y pense, est le meilleur.

    Je ne suis pas nationaliste pour deux sous. On me taxera d'ethnocentrisme, mais plus je vis à l'étranger, plus je suis fier d'être français.


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