Je suis en excellente compagnie cette semaine : un pote d’enfance, tétonophile admirable qui n’a jamais refusé un whisky – 8 :6, mais qui a perdu la raison lorsqu’il a mis les pieds à la fac.
Je l’évoquais dans les posts infantiles de ce blog : mieux vaut aller à l’université que de regarder Fashion TV. Comme il l’a judicieusement remarqué, "c’est la Guerre des Tétons, et dieu reconnaîtra les seins."
Mais il ne peut se résoudre à n’être qu’un spectateur passif des formes divines : il est déterminé à mettre toutes les chances de son côté pour faire progresser l’entente franco-libanaise.
Vendredi soir, il loue une Porsche, avec la carte Visa Gold Premier en évidence sur le tableau de bord, un club de golf et quelques cravates de rechange bien en vue pour suggérer l’important businessman qui évacue la pression du labeur en écumant Monot et Jemmayze.
Je parie ma couille droite qu’avec cette recette, il ramène une demi douzaine de maronites. Au bas mot : il va probablement falloir en entasser dans le coffre, tâche ardue pour laquelle il aura besoin de tout le soutien possible.
Je serai donc moi aussi dans la voiture, je n’ai jamais pu refuser d’aider un pote.
Ce plan a priori sans accroc souffre pourtant d’une faille majeure : les plaques vertes de la bagnole, qui indiquent qu’il s’agit d’une location.
Qu’à cela ne tienne : « Vous faites quoi dans la vie ? – Nous sommes des gigolos de France, mais là on est en vacances, ce sera gratuit pour vous. »
Aucune chance qu’elles résistent, si ?
(Winston, post vite de quoi étoffer nos alibis, merci)