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Reprise du sport

Ca chauffe dur à la frontière sud.

A la suite d'un attentat ayant coûté la vie à un respectable chef du Jihad islamique à Saïda, à 50 bornes de Beyrouth, les barbus ont lancé quelques roquettes sur le-pays-responsable-des-maux-de-l'humanité (vous savez, celui qui est au sud du Liban mais dont il ne faut pas dire le nom, cf. mon post sur la géographie libanaise), et... oh et puis lisez les journaux, ou le blog de WIL (Window In Lebanon).

Tout ça pour dire que je suis inquiet pour le Liban.

Les signes de mauvaise augure sont nombreux et mériteraient de longs développements que je n'ai pas le courage de faire.

Je m'étends juste sur une nouvelle tendance de la politique locale.

L'accord de Taëf a mis fin à une guerre civile atroce sur les bases mêmes qui ont conduit au conflit, presque 15 ans plus tôt (belle perf.)

Depuis, le devoir de mémoire était celui de l'amnésie: on pouvait parler de tout, sauf de la guerre.

Mais en ce moment, les "leaders politiques" (là encore la sémantique locale mériterait de longues élucubrations) font semblant de discuter ensemble de l'avenir du pays: on a donc 14 enflures, tous ou presque anciens chefs de guerre, qui tentent de faire croire aux Libanais qu'ils vont arriver à un consensus sur les grandes lignes, alors que tous ont gaiement massacré plusieurs membres de la famille de ceux-là même avec qui ils sont sensés trouver un accord.

Et, chose assez nouvelle et néfaste pour être remarquée, ils sont tellement à court d'arguments qu'ils commencent à se balancer à la tronche leurs petits souvenirs de guerre (genre "ah oui mais moi j'ai pas à recevoir de leçons de la part du gars qui a tué machin et machin" ou "moi au moins je suis pas responsable du massacre de truc ou bidule").

Bref, Allah, Jésus, Raël et Bouddha, faites que le Liban survive à ses dirigeants.

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